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Construire son BB-8 de A à Z – Partie 2: L’impression 3D du dôme

[note style= » » bg= » » border= » » bordercolor= »{{bordercolor}} » color= » »] Avant d’entrer dans le vif du sujet, notez bien que l’ensemble des pièces est encore en version Beta. Le film venant à peine de sortir nous découvrons à peine certaines fonctionnalités qui n’étaient pas visibles lors de la présentation de BB-8 en Californie 😉 [/note]

La première chose à prendre en considération avant de commencer à imprimer son dôme est bien entendu le choix de l’imprimante 3D que nous allons utiliser qui dépendra en grande partie de la taille de son plateau d’impression. Le dôme est un assemblage d’une trentaine de pièces dont les plus grandes nécessitent une surface d’impression de 22,5 x 14,5 x 15 cms. Il est découpé en 3 parties mais une variante en 4 parties existe pour ceux qui auraient une surface d’impression légèrement plus petite. Faites tout de même attention si vous optez pour la version en 4 parties car les dimensions citées plus haut sont celles de références utilisées par la plupart des membres du club et les pièces du corps de BB-8 sont également faites sur ces bases.

Tip: Pour les nombreux possesseurs d’imprimantes 3D avec une surface d’impression de 20 x 20 x 20 cms, vous pouvez imprimer le dôme en 3 parties en tournant légèrement les pièces pour profiter de la diagonale du plateau d’impression 😉

Choix de l’imprimante 3D

Comme tout le monde le sait aujourd’hui, l’impression 3D peut prendre pas mal de temps, certaines pièces du dôme nécessitent plus de 15 heures d’impression donc il est nécessaire d’avoir une imprimante 3D fiable et régulière. Notre choix s’est tout naturellement porté sur la Printrbot Simple avec plateau chauffant. Sa surface d’impression étant limité à 15 x 15 x 15 cm nous y avons ajouté un petit upgrade sur l’axe du X portant la surface à 25 x 15 x 15 ce qui correspond tout à fait aux recommandations du Club.

Notez que nous allons imprimer toutes nos pièces en PLA donc le plateau chauffant est tout à fait optionnel dans notre cas. Nous avons également remplacé la buse en céramique par une buse tout en métal (Ubis 13) et remplacé l’extruder par la version premium pour s’assurer un débit constant et un bon grip au niveau du filament. Il n’est, bien entendu, pas absolument nécessaire de remplacer ces pièces mais nous voulions nous assurer d’une très bonne qualité d’impression pour minimiser au maximum le processus de ponçage qui s’annonce assez fastidieux sur ce genre de projet.

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Choix du consommable

Le choix du type de filament est tout à fait personnel. La majorité des membres utilisent du PLA pour sa facilité d’impression mais si vous avez l’habitude d’utiliser de l’ABS, libre à vous. N’oubliez pas que l’entièreté des pièces seront poncées et peintes. Je précise car nous avons vu passer des impressions en filament phosphorescent ce qui n’a pas grand intérêt dans le cas du BB-8…

Le choix des couleurs est également libre car une fois de plus tout sera peint. Nous avons choisi du blanc et du gris histoire de se rapprocher de son look final mais vous pouvez bien entendu tout faire en blanc ou vider vos fonds de placards pour économiser quelques euros. Notez que l’entièreté du dôme nécessite un peu moins de 2 kg de filaments.

Le dernier point à relever concerne la marque de votre filament. Vu la longueur de certaines impressions, assurez-vous d’utiliser un filament de qualité car il n’y a rien de plus frustrant que de découvrir son print raté le lendemain matin pour une histoire de filament mal embobiné, irrégulier en terme de diamètre ou tout simplement parce que votre filament s’est cassé en plein milieu de la nuit. Nous en avons déjà testé un bon « paquet » et nous avons finalement opté pour le filament de chez Arianeplast en 1,75 mm qui a été à la hauteur de nos attentes du début à la fin que ce soit en terme de régularité, de conditionnement et bien entendu pour ses propriétés et sa bonne adhésion au plateau d’impression.

Pour les puristes nous avons imprimé à 200° avec un plateau à 60° nettoyé avec un peu d’acétone avant chaque impression. Comme vous pouvez le constater ci-dessous, aucun soucis de décollement 😉

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Choix du logiciel

Comme vous le savez peut-être, le choix du logiciel dépend souvent de votre marque d’imprimante 3D. Printrbot étant Open Source, vous avez le choix entre Repetier et Cura qui sont préconisés par le constructeur. Il en existe bien entendu d’autres comme ces bons vieux Pronterface ou MatterControl qui sont également gratuits et puis d’autres, payants, comme Simplify3D (environ 150 €). Si vous lisez bien attentivement la FAQ du BB-8 Builders Club US vous aurez compris que c’est ce dernier qui est préconisé car il apporte des fonctionnalités très intéressantes comme la possibilité de gérer vos supports à votre guise. Il n’est certes pas parfait et d’autres logiciels gratuits permettent également de le faire comme MeshMixer mais si vous recherchez un logiciel qui combine la gestion des supports, le tranchage (slice en anglais) super rapide et la possibilité de configurer indépendamment plusieurs pièces pour les imprimer en une fois, Simplify3D est parfait.

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Tip: Nous avons bénéficié d’un code de réduction de 15% via le groupe FB US qui avait négocier un achat en groupe. D’autres opportunités comme celles-ci apparaissent régulièrement sur le groupe US donc jetez-y un oeil de temps en temps, c’est toujours ça de pris 😉

Paramètres d’impression

Vu le post traitement assez lourd que nous réservons à nos pièces, il convient d’utiliser des paramètres d’impression adéquats qui diffèrent un peu de ce que l’on a l’habitude de voir ou d’entendre comme l’épaisseur de couche par exemple.

Alors que bons nombre de fabricants mettent en avant une épaisseur de couche de l’ordre de 50 microns (voir moins dans certains cas) ce paramètre est tout à fait futile dans ce projet car à part allonger de manière significative le temps d’impression, cela nous vous apportera rien. La hauteur de couche préconisée pour la majorité des pièces est de l’ordre de 200 microns mais en ce qui nous concerne nous sommes partis sur du 150 microns pour avoir un visuel plus sympathique. Nous avons donc « perdu » un peu de temps mais comme nous avons principalement imprimé la nuit cela ne s’est pas ressenti du tout.

Là où il faut faire attention, c’est principalement le nombre de shell qui est plus important que d’habitude. Pour rappel le « shell » est la traduction du mot « coquille », ce qui signifie en quelque sorte l’enveloppe de votre objet. Habituellement nous sommes aux environs de 3 shell pour la majorité de nos objets mais comme nous devons poncer notre dôme pour qu’il soit le plus lisse possible nous allons enlever pas mal de matière qu’il faut compenser par un shell plus important sous peine de passer à travers lors du ponçage et d’attaquer le remplissage de la pièce (infill).

Le nombre de shell idéal se situe donc entre 5 et 6 couches soit environ 1,2 mm d’épaisseur. Le remplissage quant à lui se situe entre 10 et 15% et la vitesse d’impression recommandée est de 50 mm/sec histoire d’assurer une meilleure finition. La majorité des imprimantes permettent une vitesse plus élevée et rien ne vous empêche d’accélérer tout ça bien entendu, n’oubliez pas qu’il s’agit de recommandations 😉

La seule pièce qui nécessite d’être imprimée en haute qualité est ce qu’on appelle le « Radar Eye Internal » car cette pièce est très détaillée et 200 microns est définitivement trop « grossier », passer à 100 microns ou moins si votre imprimante le permet. Dans notre cas nous avons imprimé cette pièce avec notre imprimante professionnelle à poudre histoire d’avoir une pièce parfaite teinté dans la masse.

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Pour conclure cette partie « Impression 3D du dôme » voici quelques photos du résultat. Notez que le dôme a été monté  sans colle ni vis, nous avons juste déposé les pièces les unes sur les autres pour la photo. Dans notre prochain article nous passerons en revue l’assemblage « définitif » du dôme ainsi que toute la partie ponçage et préparation à la peinture.

Happy Printing!!!

 

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2 réflexions au sujet de « Construire son BB-8 de A à Z – Partie 2: L’impression 3D du dôme »

  1. Génial votre tuto. On sent le temps que vous avez passé à écrire le texte qui est très clair et facile à lire et surtout donne plein d’infos. Well done dudes ! On a hâte de voir la suite. Je veux pas rater ça. Ça sera un sacré événement pour Nantes 2016 !

  2. Merci pour votre message Arnaud, cela fait toujours plaisir à lire ^^
    A très bientôt 😉

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